Eh non, ceci n'est malheureusement pas un hommage à Kaamelott et aux frasques de Sieur Perceval. Nul article dithyrambique sur ce Dieu qu'est Alexandre Astier. Après cette (trop) longue digression, rétablissons le lien: je parlerai ici de ces créatures que je regroupe dans la catégorie des "filles insipides" - d'où le titre, les fans hardcore comprendront que je fais référence à "la Botte Secrète", Livre II, épisode 71. Mais là n'est pas le sujet.Comme beaucoup d'individus de chromosome XX dans ce bas monde, je perds parfois mon temps à parcourir les pages de Glamour, Elle et autres BIba. J'apprécie tout particulièrement décortiquer les tenus tapis rouges de nos stars préférAI. Il est clair que si certaines se distinguent par leur classe et leur élégance (Kate Winslet, Dita Von Teese, Cate Blanchett) ou pour leur côté rebelle (Eva Mendes, Lilly Allen, Gwen Stephani) d'autres en revanche sont louées pour leur style ultra fashion, leur goût vestimentaire...Seulement voilà, bien souvent ce torrent d'expressions élogieuses s'applique à des femmes dont je n'arrive jamais à retenir ni le nom, ni le visage, ni le métier -si pour certaines on peut parler de métier.
C'est étrange, la plupart du temps, on me dit physionomiste; et je sais que ma mémoire est très visuelle. Mais citez-moi le nom de Klum ou de Miller, impossible de me représenter la personne, réduite ainsi à l'état de concept ou de couverture de magazine féminin. POur moi, elles se ressemblent toutes, et je les confonds systématiquement.
Tenez, à l'instant même où j'écris ces lignes, je me trouve incapable de retrouver la longue liste de noms de toutes cette clique de stars. Je pense en particulier à des filles telles que Sienna Miller (cf photo), Charlize Theron (j'ai du aller vérifier l"orthographe, ce qui montre mon manque de considération pour ce genre de personnes), Kate Hudson, Kate Bosworth, Diane Kruger ou encore Heidi Klum, mais la liste est certainement bien plus longue.
La raison qui sous-tend ce mini-Alzeihmer est la suivante: je trouve ces filles complètement et irrémédiablement insipides, dépourvues de saveur, de personnalité ou de talent. Cela est peut-être dû à leurs cheveux blonds californiens péroxydés, au vide de leur regard, ou encore de leur accent typé américain. Certes, mais comme me diraient les défenseurs de la médiocrité et des icônes de la mode, le doux nom de Heidi Klum répond à des consonances germaniques. Qu'importe. Il ne suffit pas d'être allemande pour échapper à la malédiction de la pouffisation massive made in US., pour devenir la barbie lambda qui évolue à Hollywood.
Ce qui m'amène à la problématique suivante: qu'ont fait ces nanas pour devenir célèbres? Bonne question me dira-t-on. Je suis certaine que les lectrices avides de Glamour qui louent Mesdames ne seraient pas plus capables que moi de me répondre. Eh bien je me suis renseignée, et sans grande surprise, j'ai découvert qu'elles étaient mannequins, actrices à temps partiel, girlfriends d'acteurs ou de mecs connus (comme Sienna Miller qu'on sait avoir été l'ex de Jude Law, mmm quelle postérité...), call-girls ou encore adeptes du "sois belle, tais toi, ne fais rien de ta vie". Bien évidemment, ce sont souvent des filles à Papa pleines aux as, qui ont vécu une belle enfance dorée passée dans une cage de verre, et surtout, surtout point d'études constructives ou de métier un tant soi peu stimulant, les livres et le travail, c'est bien connu, ça fait mal à la tête.
Ô Lecteurs ne croyez pas que j'éprouve du mépris pour la dure profession qu'est le mannequinnat ou pour ce statut d'icône de la mode. Je suis parfaitement consciente que c'est quand même super éprouvant de passer la journée à se faire maquiller et habiller pour aller ensuite se déhancher sur un podium. Et puis les tournées, les photos, les conférences de presse, c'est tellement épuisant, sans compter que c'est atroce, tous ces regards qui se posent sur vous, on se sent si vulnérable... Soit. Mais je mets au défi toute fashionista de me citer ne serait-ce qu'un seul film dans lequel Heidi Klum a joué.
En somme, la renommé de ces charmantes demoiselles se résume à de belles et chères fringues et à la célébrité. Ce que je trouve profondément affligeant. Si encore c'étaient de grosses catins ou droguées qui font la couverture de moult tabloïds, telles que Kate Moss (même si cette maigrichonne anorexique m"insupporte) ou Lindsay Lohan. Leur postérité est rélèguée au statut de la fille sympa, que tout le monde aime, et qui s'habille bien -ce qui, en soi, est aussi discutable... Tu parles d'un métier!!
Malheureusement, cette catégorie n'est pas propre aux magazines, aux paillettes et à la patrie de l'Oncle Sam. Combien de nanas aux jambes de mouches et dont la blondeur capillaire écorche la rétine, avons-nous vu arpenter les rues du Marais ou du Boulevard Montparnasse? ces chères âmes qui se suivent à la file indienne dans les artères du Quartier Latin écument les bars les plus trendy, sont à la pointe de la mode, et pourtant, elles seront les dernières dont vous vous souviendrez dans votre vie mouvementée. Elles ne vous agacent même pas parce que, la plupart du temps, leurs paroles s'apparentent à une suite de banalités plus futiles les unes que les autres.
En revanche, ce que je trouve beaucoup plus terrifiant dans cette histoire, c'est que ces filles ressemblent à des clônes, et se répandent aux quatre coins du monde, comme si elles pratiquaient une sexualité débridée de lapin. Ce genre de nanas peut vous contaminer, elles sont contagieuses et se répandent comme une traînée de poudre, et nous pourrions assimiler ce phénomène à un des nombreux titres de la Saga Star Wars (dont je n'ai encore vu aucun film jusqu'au bout sans m'endormir): l'ATTAQUE DES CLÔNES!!!
Dans ce cas, pourquoi diable la fille insipide plaisent tant? Car, contrairement à la pétasse moyenne dont le rire tonitruant résonne à tout va, la fille insipide est posée, calme et sympa, des qualités louées et admirées en ces temps de crise où il faut faire profil bas parce que, voyez-vous, c'est la mode.
Alors, pourquoi ne pas adopter leur philosophie? Eh bien tout simplement parce que je préfère une personne qui m'agace ou qui m'émeut à la fille qui laisse dans ma bouche autant de goût que du caoutchouc en salade.